Rencontre à Andernos, 11 Août 2018

Rencontre chez Fabienne et Olivier, à Andernos, 11 Août 2018.

[ E C O U T E R – V O I R ] :  Le début de toute vraie rencontre c’est l’écoute cordiale et le regard fraternel

Dans un grand jardin, à l’ombre des arbres, venant de plusieurs points du Bassin d’Arcachon, une quinzaine d’amis se rejoignent. Voici quelques paroles qui font écho avec nos vies personnelles.

Fabienne :
« Je travaille avec des sourds et des autistes. Entrer en contact avec des personnes autrement qu’avec la parole, par le biais de la langue des signes, est très intéressant pour moi.
Avec des personnes malvoyantes, l’ouïe dans la communication donne une dimension très différente lors des relations de conflit, de pardon et d’amour. Ne pouvant pas rester en conflit, ils s’orientent assez vite vers le pardon. Cette manière de fonctionner nous éclaire par rapport à nos manières cachées et indirectes.
Une certaine pureté des relations dans les colères, tendresses et tristesses, sont des relations très vraies. Nous-mêmes, nous ne sommes pas souvent dans ce genre de relation avec simplicité… on est plus dans des relations cachées… »

Patrice :
« Ceux qui sont dans la détresse et la souffrance sont ceux qui nous apportent énormément. »

Marianne :
« Hospitalière à Lourdes, nous partions fatigués et nous revenions joyeux. Les malades dont nous nous occupions nous apportaient de la joie, du bonheur, de l’espérance et de la force. Nous étions à leur service et les rôles étaient inversés, pour rentrer joyeux, lavé de toute fatigue et de tout ennui, ils nous apportaient de vraies valeurs. »

Catherine :
« Je m’occupe d’un enfant handicapé de 7 ans. Dans le silence je rejoins sa grande détresse.
En milieu scolaire, à côté de lui, je dois le guider pour qu’il puisse respecter les règles de la société, pour bien vivre à l’école avec les autres enfants autour de lui. »

Anne :
« Avec une maman complètement dépendante, dans une vie où tout va vite, on est plus proche de la nature humaine, on va vers le toucher, les caresses. Avec la voix, il y a de temps en temps une reconnaissance. Par rapport à nos vies trépidantes on revient aux racines…
Je souffre de ça, mais en même temps j’y trouve la force. La maladie de ma mère a fait changer ma vie radicalement. »

Olivier :
« A partir de nos périphéries nous rassembler au centre ; et dans ce centre, être plus juste, plus en rapport avec soi et avec l’extérieur. Quand je rencontre d’autres cultures où la communication orale n’est pas toujours aisée, ça se passe par autre chose : dans cette rencontre- là, c’est vraiment pour moi le lieu d’une connaissance, d’un grand savoir, l‘expérience du vécu. En famille lors d’un voyage en Amazonie avec Fabienne et Lena nous avons rencontré d’autres peuples, auxquels je suis très attaché… »

Jean-Paul :
« Né dans une famille très catholique, je me suis éloigné de cette religion dans ma jeunesse. La rencontre avec le père Augustin m’a permis au cours de nos rencontres en monastère et aussi chez nous de m’apaiser par rapport à cette religion. D’autant plus que les enseignements bouddhistes que je suis me permettent de faire évoluer ma façon de voir. »

Dominique :
« En réponse à Fabienne, ma préoccupation actuelle est d’approfondir la méditation dans le but de faire apparaître des qualités présentes chez tous les êtres mais qui sont voilées par notre façon erronée d’appréhender la réalité. »

Virginie :
« Je me prépare à une opération chirurgicale importante, dans quelques jours. Ce qui me porte, dans la paix et la sérénité, c’est la foi et la méditation que je puise dans la Tradition chrétienne et dans la Tradition bouddhiste tibétaine, de façon différente et convergente. »

Claude :
« Mieux connaitre le christianisme avant de le critiquer… J’insiste sur la formation, l’explication de textes si riches dans leur contexte, mais aussi dans la nécessité de se les approprier: pas de rétention de savoir, moins de cléricalisme, une vraie formation à l’initiation chrétienne, celle sans laquelle les sacrements risquent de n’être que des rencontres accidentelles… On ne peut aimer sans se connaître, on ne peut se nourrir que si l’on a faim, on a besoin de témoins crédibles et compétents… L’Incarnation, si elle ne m’inclut pas, reste une curiosité historique, elle intéresse tout homme, chaque homme… »

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